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NON au déclassement de Seymaz-Sud

RPSL
il y a 3 heures
2 min de lecture

Refusons la spéculation, pas de déclassement en zone ordinaire à Seymaz-Sud

Avec la loi 13’539, les représentants des milieux immobiliers au Grand Conseil veulent livrer à la spéculation sauvage des terrains extrêmement bien situés. Ces terrains devaient initialement être développés en zone de développement, un régime qui permet un contrôle des prix par l’État (foncier et loyers) et une mixité sociale.


La majorité politique du Grand Conseil a pourtant décidé de les déclasser et de les développer selon les règles de la zone ordinaire, c’est-à-dire selon le bon vouloir des spéculateurs, puisqu’il n’y a aucun contrôle dans cette zone des prix des loyers et des prix de vente.


Ne livrons pas Seymaz-Sud à la spéculation, mais construisons pour la population

Dans un contexte où le logement pèse lourdement sur le budget des ménages, Seymaz-Sud doit être développé pour répondre aux besoins de la population, pas pour enrichir les spéculateurs.


En zone ordinaire, il n’y a aucune obligation de mixité sociale contrairement à la zone de développement, où chaque nouveau quartier doit comporter : 1/3 de logements locatifs, 1/3 de logements d’utilité publique et jusqu’à 1/3 de PPE. Si les milieux immobiliers veulent construire en zone ordinaire, c’est pour engranger un maximum de profits en proposant à la vente ou à la location des logements de grand luxe, inaccessibles à la majorité de la population.


Pas de densification sauvage dans un secteur où la collectivité a déjà investi des millions Les terrains de Seymaz-Sud sont extrêmement bien situés. Ils sont proches d’une gare CFF (Chêne-Bourg) très bien connectée, de la voie verte et d’une rivière récemment renaturée. Ces équipements financés avec de l’argent public rendent le secteur très attractif. Les milieux immobiliers et leurs relais politiques cherchent à s’approprier les efforts de la collectivité en les privatisant à leur profit, pour louer et vendre de l’immobilier de luxe.


Sans zone de développement, les promoteurs ne sont pas tenus de céder les terrains nécessaires pour les équipements publics (espaces verts, crèches, espaces publics) ou de financer la taxe d’équipement public. La qualité du futur quartier en sera directement affectée.


Le 29 novembre, votons NON à la loi 13’539. Refusons l’accaparement de dizaines de terrains par une minorité. Accepter un déclassement en zone ordinaire constituerait un précédent dangereux.





 
 
 

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